mercredi 14 octobre 2015

Le manipulateur

 

Curieusement, je l’ai rencontré à un moment de ma vie ou je sentais qu’il devait se passer quelque chose et ou j’avais besoin de changement. Il me disait souvent qu’il avait cette aptitude, qui est de bien lire les gens. C’est fou, mais ça doit être une des seules choses vraies qu’il m’a dites. Il a réellement lu en moi, il a vu que j’avais un vide intérieur et il a su aller me chercher avec ça.

Tout d’abord, très doucement, en s’intéressant à mon histoire et en m’écoutant parler pendant des heures. Il voulait tout savoir et il avait les bonnes questions pour me faire parler. Puis, il a commencé à parler de lui en utilisant ce qu’il savait de moi et ce qui me plait. Maintenant, quand j’y repense, je me trouve stupide, mais je vous jure, il était habile. Tout coïncidait, on aimait les mêmes choses, on avait les mêmes rêves.

Maintenant, je sais que chaque mot, chaque parole était réfléchie. Il ne laissait rien au hasard. Il me complimentait énormément et je dois dire que ça faisait vraiment du bien. Je me sentais belle, forte, intelligente et surtout aimée. Je suis tombé amoureuse de l’homme qu’il me paraissait être. Celui qu’il me montrait était honnête, fiable, attentionné, aimant et dévoué.

Puis, un jour, le vent a tourné. Pour aucune raison valable, il m’a jeté. Par texto. J’étais anéantie, vulnérable. Je ne pouvais pas laisser un homme comme celui-là s’échapper alors je me suis battu pour qu’il revienne vers moi. Il m’accusait de choses complètement stupides, et moi je prenais tout le blâme et je me sentais tellement coupable. C’est là, j’imagine, qu’il a compris qu’il avait tout le contrôle sur moi, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait.

Il mentait constamment. Et quand je découvrais ses mensonges (ceux que j’ai découvert, et j’en découvre encore), il était toujours capable de me rassurer et même que parfois il réussissait à mettre la faute sur moi.

Les semaines passaient et il s’amusait à me jeter, à couper tout contact. Moi je me morfondais, je pleurais avec le seul espoir qu’il me revienne. Pauvre conne! Il me quittait comme ça pendant 2 ou 3 jours puis revenait ensuite tout piteux et réussissait tranquillement à m’avoir. Peu de temps après, il se mettait à me questionner sur ce que j’avais fait pendant ses journées d’absence et là les bêtises pleuvait sur moi. Je me sentais coupable et je m’excusais. Un cercle vicieux infernal.

La drogue à embarquée dans l’histoire. Probablement qu’elle y était depuis le début. Il me promettait que ce n’était qu’occasionnel mais curieusement, chaque fin de semaine, il consommait et parfois même en pleine journée la semaine. La cocaïne était sa meilleure amie.

J’étais littéralement son jouet. Je n’avais plus le droit de sortir dans les bars. Il m’interdisait de voir certains de mes amis et il a même été jusqu’à me demander de couper contact avec ma meilleure amie, chose que j’ai refusé, sans équivoque. Il voulait que je choisisse entre elle et lui et je suis fière d’avoir tenu mon bout même si finalement il est resté, j’avais gagné cette bataille. Mes yeux ont commencés à s’ouvrir à ce moment.

Les gens autour de moi s’inquiétait, j’avais perdu beaucoup de poids. Normal, je ne mangeais plus. Je n’étais plus moi-même. Mes valeurs profondes, il me les avait arrachée. Quand j’avais un souper avec des copines, il passait son temps à me texter pour savoir ce que je faisais et moi je le rassurais. Même si j’avais vraiment envie d’aller danser avec mes amies, je rentrais chez moi. Il me coupait de mon monde.

Je ne vous raconte pas tout, car j’en aurais long et j’en ai effacé beaucoup de ma tête. Au final, il a décidé, encore une fois par texto, que c’était fini.

Cette fois, même si j’étais blessée, je n’ai pas pleuré et je me suis promis que ce serait la dernière fois. Je n’ai pas essayé de le contacter et j’ai continué ma petite vie. En une semaine, j’ai réussi à décrocher de son emprise et à comprendre le mal qu’il m’avait fait.

Bien sûr, il est revenu avec milles excuses. Quand je l’ai aperçu, j’ai vite compris que je n’éprouvais plus d’amour mais plutôt de la crainte et de la peur. Il s’est mis dans l’idée de me reconquérir malgré mes repousses. Voyant que je ne voulais rien s’avoir, les méchancetés sont ressorties. Il m’aimait comme un fou et la seconde d’après j’étais devenu un salope, une manipulatrice et une menteuse. Mais cette fois, il ne m’atteignait pas, je n’y croyais plus à ses insultes qui autrefois m’avaient atteintes dans mon estime. Il s’est alors mit à me harceler, au téléphone et en personne, devant chez moi faisant gronder son truck en plein milieu de la nuit.

Pour en finir, j’ai dû appeler la police, ce qui a calmé les choses. Il essai encore de communiquer avec moi, même plusieurs mois plus tard. J’ai hâte au jour, ou il m’aura complètement oublié, si ce jour existe.

C’est un fou, comment ça marche un fou ?

 
 

mercredi 26 août 2015

Incident à la garderie


C'est en allant chercher mes garçons à la garderie aujourd'hui que je retrouve Kiliam dans les bras d'une éducatrice qui le consolait et lui enlevait du sable de la bouche et de sur le visage. Je me dis : bon, il a encore bouffé du sable! Mais non, je vois dans le visage des filles que ce n’est pas normal.

 En fait, des enfants plus vieux (4-5 ans) lui on fait bouffer du sable. Ils lui ont mis la tête dans le sable et le poussaient. Petit chéri qui pleurait et ne pouvait rien faire pour se défendre. Mon petit coco si doux, adorable, généreux qui n'a jamais simplement poussé un ami, mordu ou même tapé. Il s'occupe toujours de ses affaires et la seule chose qu'il donne c'est des câlins. Mon cœur de maman est brisé car oui, je m’attendais à ce que cela arrive un jour mais jamais je n'aurais cru que ce serait arrivé aussi tôt dans sa vie. 2 ans ce n’est pas vieux pour se faire brasser.

Je n’en veux pas aux enfants, ce ne sont surement pas des enfants si méchants. Ni aux éducatrices qui étaient toutes bouleversées par ce qui s’est passé et qui ont sévit en conséquence.

SVP apprenez à vos enfants dès qu’ils sont en âge de comprendre, ce que c’est que la différence. Que ce soit un handicap physique ou intellectuel. Apprenez leurs, comme vous leurs apprenez à ne pas juger les autres par leur couleur, leurs vêtements ou encore leur religion.

J’ai beaucoup pleuré aujourd’hui suite à ses évènements car je me doute que c’est une première fois d’une longue série.

samedi 18 juillet 2015

Quand on commence à aimer, c'est dur de s'arrêter.


Ce n’est pas de ma faute si je t'aime. Ce n’est pas de ta faute non plus. Je sais bien que t'a pas voulu ça. C'est probablement la dernière chose que tu voulais. Toi, tout ce que tu souhaitais c'était de passer du bon temps avec moi. Juste du plaisir, sans complication, sans engagement.
C'est ce que je voulais aussi mais, dans le fond, dès la première fois que je t'ai vu, seulement en photo, je savais que tu avais quelque chose de spécial qui me plairait. Pis je t'ai parlé, souhaitant peut-être que tu trouverais quelque chose de spécial en moi aussi. Après tout, les hommes me disent souvent que j'ai un petit quelque chose qui leur plait, alors pourquoi pas toi aussi?

On s'est alors parlé matin, midi, soir. Bon matin! Comment tu vas aujourd'hui? Bon midi! Passe une belle journée! Bonne nuit, fais de beaux rêves! Tu as fait partie de mon quotidien et moi du tiens. Je me demandais toujours ce que tu faisais et tu me le demandais aussi. On n’a pas passé une journée sans se parler. On a échangé sur des tonnes de sujets, en accord ou non. On s'est obstiné, on a ri.

Puis est venu le jour où nos corps se sont trouvés. Encore là, c'était parfait. Je grattais et cherchais ce qui clochait chez toi. Parce que c'est sûr qu'il y aurait quelque chose! Je t'ai trouvé un ou deux défauts mais rien qui me dérange vraiment. Tu me faisais rire, tu m'écoutais et me réconfortais. Tu savais me ramener dans le bon sens quand je m'égarais et tu me protégeais. Tu m’embrasais comme un dieu et prenais soin de mon corps comme d'un bijou précieux. Je me demandais si tu étais vraiment comme ça a avec toute les filles ou c'était juste moi qui portais des lunettes roses. Je n’aurai pas la réponse... La seule réponse que j'ai, c'est que tu cherches toujours l'amour bien loin de chez moi. Tu cherches auprès de filles qui ne voient pas comme moi à quel point tu es incroyable. Des filles qui ne te trouve surement pas aussi beau que moi je te trouve beau. Qui ne voient la sensibilité que tu caches dernière ton sarcasme. Des filles qui ne souhaiteront jamais autant que moi de faire partie de ta vie même si c'est à distance. Gagner ton cœur, apprendre à connaitre tout de toi. Tu es un homme bon, je le sais, j'en suis sûr. Tu es simple comme moi. Ca me tue de penser que jamais je n'aurai la chance de me réveiller avec toi au matin et d'être reconnaissante de la chance que j'ai de t'avoir trouvé.
En attendant, je m’ouvre, je rencontre puisque c’est ce que tu veux. Je te raconte mais selon toi y’en a jamais un d’assez parfait pour moi. Je me dis qu’en cherchant ailleurs, je vais bien finir par trouver chaussure à mon pied mais ça me tente pas pentoute. Parce que tsé dans le fond je ne cherche pas absolument à être en couple, loin de là même.
Je sais que tu penses que ta vie changerais énormément avec moi mais au contraire. Elle serait simple et douce. Mais je ne peux pas me battre pour ça. Tu ne dois pas t'en vouloir, car tu as été parfait. Tu m'a toujours dis ce que tu voulais et ce que tu ne voulais pas. Mais je ne peux pas m'en vouloir non plus, je suis comme ça, je suis sensible à ce que je ressens et je ne pouvais simplement pas ignorer ça.


La chasseuse


Bin oui, encore un petit texte sur le célibat, après tout, c’est lui que je fréquente en ce moment.
Quand j'étais dans le merveilleux monde du concubinage et que j'observais mes amies vivre ce périple plutôt étrange qu'est le célibat, je n'y comprenais rien. Je me disais bien naïvement que y'avais rien là! Qu'être célibataire était un choix et qu'au final se trouver quelqu'un était facile!  Bon je pense que ça peut encore être vrai si je me met dans la peau de la cocotte de 18 ans que j'étais la dernière fois que j'arborais ce statut et qu'au fond je n'avais pas d'attentes réelles envers les hommes. Aujourd'hui, à 27 ans, 2 enfants, tout est différent. Je voyage dans ce monde essayant de tout comprendre et à la fois de garder mon cœur de jeune femme croyant à mon prince charmant.

Bon, du choix, j'en ai. Rien qu'à sortir dans les bars, aller au gym ou m'inscrire sur tinder pour me faire des dizaines de matchs ou sur badoo pour recevoir 15 messages par jour d'hommes plus étranges les uns que les autres me disant que je suis jolie en pensant probablement que c'est ce qui va faire que je vais accourir dans leur lit.


Des hommes, y'en a de toute les sortes. Y’a le fameux trou de cul, le Bad boy. YIARK! On dit souvent que les femmes recherchent ce genre de gars, qu'elles doivent absolument les sauver de leurs patterns de marde de gars dopé et infidèle à l'os. C'est vrai en maudit, j'en entends des filles dire : « Oui, mais cette fois (la 999 nièmes fois) c'est la bonne! Il va changer! Je sais qu'il a un bon fond!
 » Ahahahahahahahahahaha! Mais bon, je ne ferai pas ma dur à cuir, j'y ai déjà passé par ce monstre qu'est le trou de cul. UNE FOIS et vous ne m'y reprendrai pas. Je les renifle à un mile à la ronde maintenant.

Ensuite, y'a les lover. Ceux que tu rencontres pour souper et qui t'aime déjà d’amour pour le désert.  Hey mon homme, tu ne sais même pas mon nom de famille!


Y'a ceux qui fuit l'engagement mais qui ne sont pas assez honnête pour le dire. Ceux qui veulent juste baiser, autrement dit, et qui passe par quatre chemins pour y arriver. Hey les boys, les filles de notre génération aussi veulent baiser sans engagement, trouvez-vous en une dont vous n’allez pas briser le cœur a coup de belles promesses s.v.p.!


Y'a le fou. Ah lui... Le gars bin simple que tu rencontres, avec qui tu passes du bon temps bin relaxe, qui prend bien soin de cacher sa personnalité freak de gars hyper jaloux, contrôlant et possessif qui s'énerve sur tout et surveille tout ce que tu fais. Oh! Non merci! Je passe mon tour!


T'a le bon gars aussi, super cute, beau sourire, sportif, attentionné, doux, drôle pis toute pis toute. Mais EN COUPLE!!!!! Outch, le trou de cul qui revient!


Sans oublier celui qui ne t'intéresse pas. Ce n’est pas qu’il n’est pas beau ou pas fin mais il ne t'intéresse juste pas... Je vis au feeling et avec lui, je ne ressens rien. Toujours bin pas pour m’inventer des sentiments! Mais lui, il veut rien comprendre alors il te harcelle de message, coupe tes conversations avec d'autres gars au bar, commente tout ce que tu publies sur Facebook. Mon homme, té dans ma friend zone, faudra tu le comprennes un jour!


T'a aussi le beau mâle qui vient de tomber célibataire et qui retombe à peine sur ses pattes. Il pense qu'il se doit d'en essayer le plus possible avant de retrouver la bonne! Croise le pas lui, il court d'un bord et de l'autre comme une poule pas de tête.


Bon j'ai l'air vraiment difficile comme ça mais  non, je suis sélective... Et oui, je sais en maudit ce que je veux et y'en a pas beaucoup qui entre dans mes critères. Pis tsé, j'ai déjà trouvé! Bin oui! J'ai passé du temps fabuleux avec un homme incroyable! Pis... Bin y'a eu un poste à Montréal... Bin oui c'est ça avoir le sens du timing !!


Et puis en ce moment, mon cœur et ma tête sont complètement envahi par un homme, celui qui ne veut pas de moi. Pour des raisons, que je trouve poches alors je n’arrête pas de me dire qu'il doit y'avoir autre chose. Pis de me dire aussi qu'il en vaut pas la peine car jamais on ne devrait avoir à convaincre quelqu'un d'être avec soi. Mais je suis nounoune parce que celui-là, je l’ai dans la peau, il est à mes yeux, avec ses qualités et ses défauts, parfait pour moi. J'aurais tant à lui offrir. Bin oui, y'a aussi celui-là, celui qui ne veut pas de moi... D'ailleurs c'est peut-être celui-là qui rend tous les autres aussi peu attrayant! OUPS!...


dimanche 21 juin 2015

Bonne fête Pa!


C’est aujourd’hui la fête des pères, journée ou notre mur face de book est envahi de vœux pour tous les papas qui nous entourent. Les filles qui disent toutes que LEUR père c’est le plus fort. Moi j’ai de la chance. Vraiment. Mon père j’ai toujours cru qu’il était le plus fort et qu’il savait tout... Et encore aujourd’hui je le pense!

Cet homme qui, n’hésite jamais à accourir lorsque j’en ai besoin. Un simple appel et 5 minutes plus tard il est dans sa voiture près à faire 8 heures de route pour me rejoindre.

Cet homme sans jugement pour sa fille. Même lorsque je prends des décisions à l’opposées de ce qu’il aurait voulu, il est là et m’appuie. Lorsqu’il sait que je suis en train de me mettre les pieds dans les plats, il m’appuie. Je sais qu’il est la lorsque je me plante et jamais il ne dira qu’il le savait, qu’il s’en doutait ou qu’il me l’avait dit. Il sait que j’apprends mieux de mes erreurs.

Cet homme qui est fière de moi dans mes réussites de toutes sortes.

Cet homme qui n’hésite pas à mettre sa vie de côté pendant une semaine et à déménager sa fille pendant qu’elle travaille.
Cet homme avec qui je peux aller prendre une bière au trèfle noir (oui, mon père va au trèfle noir) et jaser juste comme ça.

Cet homme avec qui je peux passer 2 heures sans rien dire et c’est normal. On est pareil, ça ne sert à rien de parler pour rien dire.

Cet homme avec qui je peux avoir des fous rires (et oui, je le sais que je rit comme mon père) à pleurer simplement en faisant la vaisselle.

Cet homme que je suis fière de présenter à mes amies ; Regardez, lui c’est mon père!

Je sais que je suis une petite merveille à ses yeux. Ça, ça vaut tout l’or du monde.

Papa, tu es un père et un grand-père extraordinaire. Ton dévouement et ta compréhension même quand je suis dure à suivre me touche beaucoup. La confiance que tu m’accorde dans toutes mes décisions me donne le courage de continuer.

Je t’aime, bonne fête mon Dad.

Ta belle noire xxx

mardi 26 mai 2015

Mère célibataire cherche homme aimant les (mes) enfants


Non mais quelle bibitte étrange cette chose que l'on appelle le célibat. Je pense que j'étais un peu naïve en pensant que c'était aussi simple que ça en a l'air. Aujourd'hui avec toutes les nouvelles technologies et toutes les foutus applications ultra superficielles basées seulement que sur le physique de la personne, je me demande sérieusement comment on a fait pour en arriver là.
Ok, Dison il y 8 ans passé, la dernière fois que j'ai connu le célibat, c'était vraiment mais vraiment différent. En tout cas, il me semble. Ou peut-être que c’est moi qui a changé et qui s’est sortie de ce monde parallèle de superficialité.
Alors, comment fait-on pour rencontrer de vraies personnes? A l'épicerie? En prenant soin de regarder dans le panier pour être sur de ne pas y retrouver que des chips et de la bière. Sinon, y’a quoi comme option? Dans un bar? Bin oui, là où j'entre et ou je me sens comme une pièce de viande que les hommes doivent se partager. Les voilà tous grognant, rodant autour de moi en se regardant et se signalant : elle, elle est à moi! Pfffff!
Là aussi, ou un soir, un jeune homme m'a approché en voulant me complimenter et m'a dit : wow belle milf!  Ouin… ok mon homme, va te crosser, c’est tout ce que tu auras ce soir! Peut-être un pari entre boys? Le premier qui se fait une milf ?  Beurrk. 

Sinon quand tu rencontres un homme intéressant, c'est quoi la procédure? Ma tête se remplie de question. Que veut-il de moi? Parce que de nos jour, le sexe est rendu tellement banal pour certain. Maintenant, première date, on s'embrase? On couche? Je suis perdue! C’est si compliqué alors que l'amour devrait être si simple.

Dans mon cas il y a aussi le phénomène du gars qui ne veux pas d'enfant ni de lui, ni de toi. Ça aussi une bibitte, toute une bibitte! Surtout que pour moi, qui a un enfant diffèrent, ça peut faire peur et croyez-moi ça fait peur! Alors c'est ça? Je suis si restreint à cause que j'ai des enfants? Comme si c'était un handicap. Pourtant je ne demande à personne de devenir le père de mes enfants, ils en ont un père et il est merveilleux. Merde, mes enfants font de moi qui je suis et non comment je vis.

Alors un bon jour, tu penses avoir trouvé le bon. Doux, attentionné, beau et qui adore mes enfants. Alors tu tombes tranquillement sous le charme, tu t'évapore dans la frénésie de l'amour. Puis le monstre apparait, la vraie personne sous le masque qu'il avait pris soin de mettre minutieusement. Comme l'amour opère, tu es aveugle et seuls les mois, la souffrance fonts que tu te sors de ce piège.

Puis là tout est à recommencer. Mais tout de même tu es mieux seule que mal accompagné, il parait. Alors tu te fermes à tous les hommes. Y'en a jamais un d'assez beau, d'assez fin, d'assez ambitieux ou intelligent.

Sauf un. Lui. Mais tu le sais que t'aura rien de lui. Sauf que tu ne peux pas t'empêcher d'y aller quand même, car c'est bon. Oui, c'est bon de lui parler, de le voir, de le toucher. Mais rappelle toi t'aura rien d'autre. Alors tu bloque ton cœur fragile et bon, tu mets un bouclier sur tes sentiments. Mais ta tête fait à sa tête. Même si ton cœur ne peut pas, elle y pense elle. Elle  pense à lui, à lui faire plaisir, à entendre sa voix et se coller sur son corps. Maudite tête! Une chance que le cœur n’embarque pas! Comme entre vous deux c'est magnifique, tu te doutes bien que la raison du non, c'est les enfants. Ou peut-être seulement mon enfant différent. Alors hein? Si c’est ça, il ne vaut vraiment pas la peine, non? Alors on passe à un autre appel, NOW!
 

lundi 25 mai 2015

Culpabilité


Ces derniers mois ont étés chargés pour moi. Pas dans ma vie de maman (bien que ce soit un tout) mais plutôt dans ma vie d'amoureuse, de femme, de conjointe. Bien des changements sont survenus avec ça et j'ai vécu encore une fois sur le pilote automatique. Arrivé à une croisée des chemins et devoir prendre une décision. La prendre et foncez sans jamais se retourner.
Puis un jour, je me Suis réveillé dans une toute nouvelle vie, un nouveau travail, un nouveau logis. Quasiment à la "Mange, prit, aime", aller dans une direction à l'opposée du plan auparavant convenu.
Alors sur mon mode Cruise control, j'ai fait le nécessaire pour avancer sans causer trop de dommage à moi-même mais surtout à mes enfants. Alors je mangeais, me lavais et dormais et m'assurait qu'eux fasses de même. Trouver un emploi et donc mettre l'université de coté, trouver un logement, voilà comment je me suis retrouvé à juste survivre et non vivre. Mais bon ce temps-là est passé, le calme est revenu.
Là où je veux en venir, c'est qu'avec tout ça, j'ai oublié la trisomie. Oui! Complètement! Jusqu'à il y a quelque jours, alors que je suis tombé sur une vidéo d'une Amie ou l’on voyait sa fille de 1 an empiler des blocs, toucher son nez et faire quelques galipettes du genre.  BANG! Ça m'a frappé comme un coup de massue. Mais attend, Kiliam a plus de deux ans et ne fais pas ces trucs la!! Merde!! C'est de ma faute, je ne lui ai pas accordé assez de temps pour l’exercer. Quelle mauvaise mère je suis! Culpabilité fois mille pour la maman que j'avais oublié que j’étais. Rappelle-toi Léo, tu n'es pas une maman comme les autres, tu as un fils pas comme les autres.

Alors, ce matin-là, le cœur gros, (comme il était chez son père cette semaine-là) je suis allé à la garderie pour le voir. Et alors qu'il a entendu ma voix prononcer son prénom, il s’est retourné et en m’apercevant il a tout lâché et m’a fait le plus gros des sourires. Il s’est levé et il est venu vers moi. Il m’a tendu les bras et en riant et je l’ai pris contre moi. Puis il a soudain fait bye bye aux amis de la main en leur donnant des bisous. Puis il gigotait dans mes bras tellement il était content. Ce court instant m’a suffi pour comprendre que j’avais tort de me taper sur la tête. Il est merveilleux cet enfant! Il a tellement évolué, il fait les choses à sa vitesse et son père et moi, on lui donne tout l’amour du monde et il nous le rend tellement bien.

À toutes les mamans, on vit tous, à un moment ou à un autre, de la culpabilité face à nos enfants. Ne nous rendons pas folle avec ça. On donne peut-être un peu moins parfois mais l’important c’est l’amour. Je pense que c’est cet amour qui les fait vraiment grandir le plus au fond.



jeudi 14 mai 2015

Pour Léa

La vie peut être un long fleuve tranquille pour certains, tandis que d’autres vivent des émotions inhumaines.  Oui inhumaines, car je sais que chaque émotions étant ressenti par l’humain est donc humaine. Mais non. Certains évènements ne devraient pas être vécus ou l’humain ne devrait avoir à traverser la souffrance que cela implique.
 
La perte d’un être cher est une montagne de tristesse à traverser mais, on le sait, on devra tous y passer et plus d'une fois dans une vie. Le deuil, cheminement incontournable. La dimension inhumaine apparaît, selon moi, lorsque le deuil à vivre concerne son propre enfant. Peu importe les heures, les jours et les années de vie de celui-ci.
 
Heureusement pour moi, je ne parle pas ici en connaissance de cause. J’ai eu mes montagnes russes à moi, mais bien différentes.  J’ai des gens autour de moi, comme vous tous, qui ont dû vivre le deuil d’un ou plusieurs de leurs enfants. Lorsque cela arrive, mon cœur se déchire et je plonge dans une tristesse et une compassion inimaginable pour ses parents qui souffrent. Mais pourquoi doivent-ils vivre cela? La question qui revient toujours... Pourquoi ?
 
Rien n’arrive pour rien hein? Beurrrk non! Je préfèrerais rejeter l’apprentissage que cette épreuve apporte plutôt que de vivre une telle horreur. Mais, pas le choix. C’est arrivé, c’est comme ça.
Je pense que quelque part, notre chemin est tout tracé et que peu importe ce que l’on désire, ce qui doit arriver arrive.
 
Pourquoi la vie m’a donné un enfant handicapé? Peut-être parce qu’il me fallait grandir intérieurement, peut-être pour que je puisse faire avancer la cause, peut-être pour changer les mentalités ou encore pour me donner une envie de vivre plus forte que jamais elle n’aurait pu l’être. Je ne saurai jamais pourquoi.
Par contre, je sais que sans la venue de mon fils EXTRAordinaire, ma vie serait vraiment différente mais pas plus belle! Pourtant lorsque c’est arrivé, je souhaitais son départ ou encore le miens.
 
Alors j’en retiens quoi ? Que peut-être que c’est difficile, horrible,  les premiers jours, les premières années et que même avec le temps lorsque j’y pense, mon cœur se serre mais au final, ça m’a permis d’apprendre à vivre, à vivre mieux.
 
Petite Léa, ton passage dans ce monde a été trop court et fait verser des larmes à en remplir une rivière. Rien ne pourra apaiser la réalité présente, autre que les minutes, les heures et les jours qui passent. Mes yeux n’ont pas eu la chance de te voir, mais mon cœur te parle. Entoure tes parents d’amour Miss princesse. xxx