mercredi 29 mars 2017

Jolie maman

À toi la maman qui se lève tôt au chant de tes enfants. À toi qui fait à déjeuner et les prépare pour la journée. À toi qui arrive au travail en ayant le ventre vide parce que tu as oublié de manger. À toi, maman qui fait ses 8 heures de travail et qui fait le tour de la ville pour ramasser tes enfants ensuite. À toi, maman souriante qui prépare le souper pour ses enfants sans avoir l’intention elle-même de manger. À Celle qui leur donne le bain, avec toute sa patience, le corps courbaturé de sa journée, de sa semaine, de son année… de sa vie finalement. A toi, maman qui prend le temps de jouer avec ses petits avant le dodo. À cette maman qui cajole ses enfants et qui les bordent, le soir venu. À celle qui traine le pas jusqu'à la douche, enlève ses vêtements et laisse ses larmes couler au même rythme que l’eau sur sa peau. À cette maman qui se regarde dans le miroir et constate les dégâts de la fatigue sous ses yeux. À cette maman qui s’en va directement au lit, le lavage attendra. La vaisselle aussi. À cette maman qui part le ventilateur question que ses petits ne l’entendent pas pleurer. À celle-ci qui, s'endort les joues mouillées, les yeux gonflés et le corps lourd. Son corps douloureux d’avoir porté son petit qui ne voulait pas marcher avec ses trois sacs d’épicerie et le sac d’école du plus vieux.

Dors bien jolie maman. Je sais que tu te sens seule dans ton rôle. Je sais que t’es en colère. Je sais aussi que c’est lourd. Je sais que parfois tu te dis que tes petits mériteraient une meilleure maman.

Mais je sais que tu es forte. Que l’amour de tes enfants te donnera toujours le courage de continuer. Je sais aussi qu’un jour ça te rapportera.
Ai confiance jolie maman. 

lundi 27 mars 2017

C'est beau la vie

J’ai gagnée une bataille. Je suis bin fière. 
Mais aujourd’hui, je suis forcé d’admettre que je n’ai pas gagné la guerre. Pis je me demande si je vais la gagner un jour.
Maudite dépression!
Qu’est ce qui va bien pouvoir te faire partir enfin! Va t’en , pis amène donc ta chum Anxiété pis l’autre la, Insomnie avec toi.
Pis là, les gens me disent avec beaucoup de compassion ; ouin mais ta vie est pas simple pis tsé c’est une question de chimie dans le cerveau!
Moi je voudrais tellement fort y arriver seule comme une grande à être heureuse vraiment!
Quatre ans de pilules plus tard, je me suis dit que c'était le moment! Non mais quelle liberté!
Après tout, je suis capable!
Maman monoparentale de deux enfants, donc un t21, travaillant à temps plein. Je suis capable! Les rendez-vous de mon fils, je suis capable! Les crises de mon plus vieux aussi! Le manque de sommeil causé par mes petits lève-tôt, y’a rien la!
Je suis convaincante hein?
Mais en fait, je suis bin bin à boutte.
Je veux pas me plaindre. Surtout pas. Je veux pas de pitier. Mais ma vie, je la trouve toff. Ca me tenterais moi aussi, d’avoir quelqu’un à la maison qui resterait avec les enfants pendant que je vais juste prendre une petite marche. Ou bien une petite virée à l'abstracto un mardi soir, juste de même. Ou encore partager les maudites dépenses! Avoir la possibilité de retourner à l’école sans avoir la frousse de ne pas pouvoir remplir le frigidaire. Pouvoir sortir de mon sous-sol frette et avoir ma place à moi.
Pis là je t’entends.. oui mais tout ça, c’est le résultat des mauvais choix que tu as pris dans ta vie!
Ouin, des fois je te crois. Mais en même temps, moi à 17 ans je le savais pas ce que je voulais faire dans ma vie. Pis à 23 ans, j’étais si heureuse d’être enceinte! Pis oui je ne suis plus avec le papa, mais je pensais pas qu’il s'enfuirait comme ca non plus!
Fac, c’est ça. Aujourd’hui j’ai su que mon Kili aurait besoin de lunettes. 3 heures de tests plus tard, moi épuisée autant que lui, je me suis effondrée dans la voiture. J'avais l'air d'une fille qui venait d'apprendre la mort d'une personne proche! Aye! J'ai vécu bin pire que ça! Mais j'étais bien découragée de la charge de rendez-vous qui s’ajoutait soudainement, des frais exorbitants de ces foutus lunettes, lunettes qui cachent ces beaux yeux bleus et sans oublier l’énorme défi de lui faire porter les lunettes en question.
Mais tsé, quand tu y penses, ce n’est pas insurmontable. Faut juste que je me retrousse les manches et que je retrouve mon courage. Le courage que j'ai flusher dans les toilettes ya quelques mois de ca.
Help docteur..
C'est beau la vie, je suis bin au courant!  Fait rien que le dire à mon cerveau stp! Merci! 

mardi 21 février 2017

Ce genre de mère

Enceinte de mon premier enfant, une personne m'a dit ; tu vas voir, quand tu seras maman, tu ne te maquillera plus et tu ne te coiffera plus. Ce n'est plus important ce genre de chose quand tu es une mère.
Eh bien, je ne suis pas ce genre de mère.
Cette femme qui cesse d'exister et qui ne devient plus qu'une mère. Qui cesse d'être une amoureuse et une amie.
Je ne suis pas ce genre de mère.
Je commence chaque journée avec un coup mascara, un (très) bon cache-cerne et pourquoi pas un petit coup de blush sur les joues!
J'aime les jolies chaussures à talons hauts. Je vais toujours les aimer, même avec Kiliam dans les bras.
J'aime les petites robes d'été, les petits blazers et mes jolis bijoux.
J'aime le gym. Me pousser au bout de moi-même.
J'adore les soirées entre copines. Potiner, rire, boire du vin à volonté!
J'aime travailler, m'accomplir et acquérir de nouvelles connaissances.
J'aime rêver. Rêver à l'amour, à un emploi valorisant, à mon retour sur les bancs d'école. Rêver à une petite maison pleine de lumière. Rêver en grand, c'est Kiliam qui m'a apprit ca.
Je n'ai pas honte d'aimer tous ca. C'est ce qui fait de moi une bonne mère au bout du compte. Je me donne chaque jour pour le bonheur de mes petits hommes, et plus tard, j'espère qu'ils seront fière de moi et de ce que j'ai accompli tout en étant leur maman.
Allez les femmes, on est belles, on est fortes, on est capable!

samedi 11 février 2017

Faire la paix avec Février





Février. Nous y voici. Mon Coeur est sensible au mois de Février. La tête pleine d'images, un goût amer en bouche.


Une personne m'a ouvert les yeux sur ce malaise qui m'habite toujours en ce mois d'anniversaire de mon fils. J'ai compris que j'avais du chemin à faire encore pour arriver à célébrer mon kili seulement dans la joie. Je dois arriver à me pardonner. Alors voila. 

Mon petit Kili. Mon amour. 

Maman doit te faire une confidence.

Mon cœur, tu dois savoir que je t'ai aimé tout de suite quand j'ai appris ta présence dans mon ventre.

Mais... pardonne moi, j'ai oublié pendant quelques temps combien je t'aimais. J’ai même oublié totalement que je t’aimais.
Je m'excuse mon bébé. Je m'excuse tellement.

Je n'aurais pas du avoir honte. Ni vouloir que tu partes. Ca m'écœure de seulement avoir imaginé ma vie sans toi. D'avoir pensé qu'elle serait plus belle si tu n'étais pas la. Je sais que tu n'as manqué de rien mais j'ai honte aujourd'hui d'avoir douté de toi, de tes capacités.

Je t'aime tellement mon petit cœur. Je t'aime bien plus fort et d'une façon que bien peu de gens ne peuvent comprendre. Tu es une merveille du bout des orteils jusqu'a la racine de tes jolis cheveux. Tu m’as appris à aimer et à savourer la vie. Tu me fais sourire chaque jour, même lorsque tu n'es pas la.  Je prends souvent un moment pour regarder une vidéo de toi qui me ramène à l'instant présent.
Je suis si fière de toi.

Merci mon amour de m'avoir choisi comme maman. Je te promets, mon bébé, je vais tout faire pour te rendre l'amour que tu répands autour de toi. 

Aujourd'hui j'avance. Je me pardonne pour ces moments d'incertitude comme je suis certaine que tu m'as déjà pardonné toi même.

Je t'aime tellement.

On aura une belle vie ensemble, plus jamais je n'en douterai. 



jeudi 2 juin 2016

Une vie de fou



Ca fais un bout que je n’ai pas pris le temps d’écrire. Ma médecine à moi, l’écriture. Mais ce soir, je m’accorde ce moment, car je me suis rendu compte que, depuis quelques mois, je ne me suis jamais arrêté. Pour moi.

J’ai une vie folle. Je me lève (ou plutôt mon fils me lève) chaque matin à 5h30 et le marathon commence. J’arrive au boulot épuisée avant même de commencer ma journée. Puis à 5h, je suis loin d’être à la ligne d’arrivée. Est-ce vraiment possible de travailler 40h semaine et d’élever 8 enfants (oui car Kiliam en vaut 7), à temps plein ?



Quand Kiliam est né, je savais que ça serait difficile. Puis je me suis fermé les yeux et j'ai pris plusieurs grandes respirations (et un an de dépression plus tard) j'ai fait le premier pas dans cette aventure formidable. Une aventure qui fait grandir et qui remplit d’amour. Mais qui épuise. Vraiment. Je fais ma toff, je ne verse plus de larme, j’avance, j’avance toujours et encore. Ce qui me permet chacun de ses pas c’est que je n’entre pas dans ma tête. Si je le faisais, je pense que j’en mourrais.

Gérer la vie de Kili, c’est une job à temps plein en soi. Gérer ses rendez-vous, ses suivit médicaux, la paperasse qui provient de partout, c’est une chose. Kiliam est une machine. Une machine à détruire, une machine à lancer, à lirer (car il ne sait pas se faire comprendre) et surtout à se sauver. Il est vite en ta! Assé pour que je l’ai retrouvé au milieu de la rue, 10 maisons plus loin et ce pendant que je suis allé à la salle de bain. Et oui, je ne peux même plus aller faire pipi sans barrer les portes de la maison!
Mais l'horreur, c’est quand les mauvais commentaires se multiplient sur son comportement à la garderie. Ça fait mal au cœur. Je voudrais tellement que les éducatrices aiment mon fils et s’amuse avec lui au lieu de finir leur journée épuisées de s’en être occupé.

Et puis, c'est là que, quand le char brise, le chien se casse la patte, un virus entre dans la famille ou encore une simple tempête de neige qui tombe, l’épuisement se fait sentir.



Bien sûr, Tous ça s’apaise quand Kili fait de nouveaux apprentissage, quand il me sourit à mon arrivé ou encore quand il me donne des bisous. Je l’aime tellement et je suis fière de mon garçon mais j’ai hâte que les bons moments surpassent les mauvais en quantité.



Mais hey ! Ça va bien aller fille, va te coucher, Coco se lève à 5h30 demain matin ! La vie est belle après tout!




mercredi 14 octobre 2015

Le manipulateur

 

Curieusement, je l’ai rencontré à un moment de ma vie ou je sentais qu’il devait se passer quelque chose et ou j’avais besoin de changement. Il me disait souvent qu’il avait cette aptitude, qui est de bien lire les gens. C’est fou, mais ça doit être une des seules choses vraies qu’il m’a dites. Il a réellement lu en moi, il a vu que j’avais un vide intérieur et il a su aller me chercher avec ça.

Tout d’abord, très doucement, en s’intéressant à mon histoire et en m’écoutant parler pendant des heures. Il voulait tout savoir et il avait les bonnes questions pour me faire parler. Puis, il a commencé à parler de lui en utilisant ce qu’il savait de moi et ce qui me plait. Maintenant, quand j’y repense, je me trouve stupide, mais je vous jure, il était habile. Tout coïncidait, on aimait les mêmes choses, on avait les mêmes rêves.

Maintenant, je sais que chaque mot, chaque parole était réfléchie. Il ne laissait rien au hasard. Il me complimentait énormément et je dois dire que ça faisait vraiment du bien. Je me sentais belle, forte, intelligente et surtout aimée. Je suis tombé amoureuse de l’homme qu’il me paraissait être. Celui qu’il me montrait était honnête, fiable, attentionné, aimant et dévoué.

Puis, un jour, le vent a tourné. Pour aucune raison valable, il m’a jeté. Par texto. J’étais anéantie, vulnérable. Je ne pouvais pas laisser un homme comme celui-là s’échapper alors je me suis battu pour qu’il revienne vers moi. Il m’accusait de choses complètement stupides, et moi je prenais tout le blâme et je me sentais tellement coupable. C’est là, j’imagine, qu’il a compris qu’il avait tout le contrôle sur moi, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait.

Il mentait constamment. Et quand je découvrais ses mensonges (ceux que j’ai découvert, et j’en découvre encore), il était toujours capable de me rassurer et même que parfois il réussissait à mettre la faute sur moi.

Les semaines passaient et il s’amusait à me jeter, à couper tout contact. Moi je me morfondais, je pleurais avec le seul espoir qu’il me revienne. Pauvre conne! Il me quittait comme ça pendant 2 ou 3 jours puis revenait ensuite tout piteux et réussissait tranquillement à m’avoir. Peu de temps après, il se mettait à me questionner sur ce que j’avais fait pendant ses journées d’absence et là les bêtises pleuvait sur moi. Je me sentais coupable et je m’excusais. Un cercle vicieux infernal.

La drogue à embarquée dans l’histoire. Probablement qu’elle y était depuis le début. Il me promettait que ce n’était qu’occasionnel mais curieusement, chaque fin de semaine, il consommait et parfois même en pleine journée la semaine. La cocaïne était sa meilleure amie.

J’étais littéralement son jouet. Je n’avais plus le droit de sortir dans les bars. Il m’interdisait de voir certains de mes amis et il a même été jusqu’à me demander de couper contact avec ma meilleure amie, chose que j’ai refusé, sans équivoque. Il voulait que je choisisse entre elle et lui et je suis fière d’avoir tenu mon bout même si finalement il est resté, j’avais gagné cette bataille. Mes yeux ont commencés à s’ouvrir à ce moment.

Les gens autour de moi s’inquiétait, j’avais perdu beaucoup de poids. Normal, je ne mangeais plus. Je n’étais plus moi-même. Mes valeurs profondes, il me les avait arrachée. Quand j’avais un souper avec des copines, il passait son temps à me texter pour savoir ce que je faisais et moi je le rassurais. Même si j’avais vraiment envie d’aller danser avec mes amies, je rentrais chez moi. Il me coupait de mon monde.

Je ne vous raconte pas tout, car j’en aurais long et j’en ai effacé beaucoup de ma tête. Au final, il a décidé, encore une fois par texto, que c’était fini.

Cette fois, même si j’étais blessée, je n’ai pas pleuré et je me suis promis que ce serait la dernière fois. Je n’ai pas essayé de le contacter et j’ai continué ma petite vie. En une semaine, j’ai réussi à décrocher de son emprise et à comprendre le mal qu’il m’avait fait.

Bien sûr, il est revenu avec milles excuses. Quand je l’ai aperçu, j’ai vite compris que je n’éprouvais plus d’amour mais plutôt de la crainte et de la peur. Il s’est mis dans l’idée de me reconquérir malgré mes repousses. Voyant que je ne voulais rien s’avoir, les méchancetés sont ressorties. Il m’aimait comme un fou et la seconde d’après j’étais devenu un salope, une manipulatrice et une menteuse. Mais cette fois, il ne m’atteignait pas, je n’y croyais plus à ses insultes qui autrefois m’avaient atteintes dans mon estime. Il s’est alors mit à me harceler, au téléphone et en personne, devant chez moi faisant gronder son truck en plein milieu de la nuit.

Pour en finir, j’ai dû appeler la police, ce qui a calmé les choses. Il essai encore de communiquer avec moi, même plusieurs mois plus tard. J’ai hâte au jour, ou il m’aura complètement oublié, si ce jour existe.

C’est un fou, comment ça marche un fou ?

 
 

mercredi 26 août 2015

Incident à la garderie


C'est en allant chercher mes garçons à la garderie aujourd'hui que je retrouve Kiliam dans les bras d'une éducatrice qui le consolait et lui enlevait du sable de la bouche et de sur le visage. Je me dis : bon, il a encore bouffé du sable! Mais non, je vois dans le visage des filles que ce n’est pas normal.

 En fait, des enfants plus vieux (4-5 ans) lui on fait bouffer du sable. Ils lui ont mis la tête dans le sable et le poussaient. Petit chéri qui pleurait et ne pouvait rien faire pour se défendre. Mon petit coco si doux, adorable, généreux qui n'a jamais simplement poussé un ami, mordu ou même tapé. Il s'occupe toujours de ses affaires et la seule chose qu'il donne c'est des câlins. Mon cœur de maman est brisé car oui, je m’attendais à ce que cela arrive un jour mais jamais je n'aurais cru que ce serait arrivé aussi tôt dans sa vie. 2 ans ce n’est pas vieux pour se faire brasser.

Je n’en veux pas aux enfants, ce ne sont surement pas des enfants si méchants. Ni aux éducatrices qui étaient toutes bouleversées par ce qui s’est passé et qui ont sévit en conséquence.

SVP apprenez à vos enfants dès qu’ils sont en âge de comprendre, ce que c’est que la différence. Que ce soit un handicap physique ou intellectuel. Apprenez leurs, comme vous leurs apprenez à ne pas juger les autres par leur couleur, leurs vêtements ou encore leur religion.

J’ai beaucoup pleuré aujourd’hui suite à ses évènements car je me doute que c’est une première fois d’une longue série.